La création tout au long de la Bible – NT

pdf-bonhomme  Le Dieu Créateur se révèle dans le NOUVEAU TESTAMENT

Dans le Nouveau Testament, de multiples récits expriment des réalités touchant à la question de l’origine. Il s’agit d’une nouvelle origine au cœur de l’histoire, celle de Jésus-Christ. Parcourons quelques situations :

Evangile de Matthieu

L’expression qui ouvre la généalogie est la suivante en Matth1.1 : « Livre des origines (litt : de la genèse) de Jésus-Christ. » Le récit reprend ici Gen 2.4 « Voici les origines (litt : la genèse) du ciel et de la terre. ». L’évangile termine en 28.20 par « jusqu’à la fin des siècles ».

Le récit sur Jésus se présente comme un nouveau commencement et se poursuit jusqu’à la fin des siècles.

Matthieu place un véritable récit de commencement qui indique comment doit être interprété la suite de son évangile : Jésus de Nazareth, dont l’histoire va maintenant être racontée, est la dernière et décisive intervention de Dieu dans l’histoire d’Israël. Il est non seulement celui descendant légitime d’Abraham et de David, il est aussi le « Messie »,  celui d’une « autre » origine.

Evangile de Marc

Les récits de miracles peuvent fort bien se lire comme des récits de création ; ils montrent en quoi l’intervention de Jésus est un acte créateur. L’évangéliste construit une image inverse du chaos.

– Par exemple, le récit de la tempête apaisée (4,35-41) fait mention qu’il fait nuit et que Jésus affronte la création déchaînée. Il a le pouvoir sur le vent et la mer et sur le tumulte d’une nature livrée à elle-même.

– Puis, il aborde une rive païenne, où un homme possédé par un esprit nommé « Légion » vient vers Lui. Cet homme dé-créé par la possession, va de nouveau pouvoir dire « je » après avoir été délivré, séparé du mal. Cette création/guérison a libéré cet homme d’une tutelle, c’est peut-être pour cela que Jésus lui interdit de le suivre. Comme Dieu dans la création, Jésus se retire pour laisser de la place à l’homme guéri.

Les actes

Le chapitre 2 du livre des Actes développe le motif de la création, non pas du point de vue du monde, ni comme à Gérasa d’un homme, mais cette fois-ci de la communauté croyante. La parole organise une nouvelle fois le chaos, et d’une situation de confusion, des langues se partagent et se posent sur chacun d’eux. Du souffle à l’esprit, du chaos à la parole, du groupe à la communauté, la création n’est pas une confusion, mais elle est distinction « chacun dans sa propre langue », séparation, donc vie possible.

L’apocalypse

On trouve dans l’apocalypse de Jean l’idée de l’attente d’une re-création, source d’espérance pour le monde déjà créé. Ce renouvellement passe par le jugement et la destruction du monde ancien. Cette création nouvelle est de l’ordre du don, elle ne monte pas des efforts de l’homme, mais descend d’auprès de Dieu. Celui qui a la capacité de créer le monde a seul la capacité de lui redonner un avenir et une espérance. A noter que la nouvelle création est une ville et non un jardin : ce n’est pas un retour nostalgique aux origines, mais loin d’annuler l’histoire des hommes, Dieu l’assume. L’œuvre finale de Dieu ne vient que du divin, mais il y a un combat à mener : « Celui qui vaincra » ne cesse de répéter le visionnaire à la fin de chacune des lettres adressées aux églises.

Sources : « Traversée du christianisme » Elian Cuvillier ; Jean-Daniel Causse

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