Laissez-vous être enseigné

Laissez-vous être enseigné

Acceptez mes exigences et laissez-vous instruire par moi, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. 

Matth 11.29 (Bible Segond 21) 

Il y a quelques années en arrière, je me revois totalement impuissante devant ma fille aînée de 4 ans en train de piquer une crise (une énième crise !).

Je pense qu’elle avait dû avoir sur la journée au moins 5 fortes réprimandes et rien n’y faisait. Ça ne changeait strictement rien si ce n’est que ça augmentait en conséquence mon sentiment d’inutilité et d’impuissance… et de colère. Je voyais le défi dans ses yeux et je savais qu’elle ne cèderait pas… Impossible de dominer la situation.

Alors je l’ai laissée hurler dans la cuisine, je suis sortie sur la terrasse et … j’ai pleuré.

De désespoir, j’ai appelé ma maman. Laquelle, toute aussi impuissante, n’a pas su m’aider.

J’étais réellement désespérée, épuisée et complètement désarmée devant cette fille (la mienne ! Dont on m’a dit maintes fois qu’elle me ressemblait)…

Des mamans et des papas se reconnaitront sans doute…

ET là j’ai crié à Dieu : « STP, donne-moi une idée, donne-moi une piste, donne-moi ta sagesse !! »

Une question m’est alors venue à l’esprit et m’a sorti de mes ténèbres :

« Qu’est ce que Jésus ferait à ma place ? »

Cette question a eu le mérite de « calmer mon esprit » et de recentrer mes pensées et mes regards sur le divin modèle, auquel nous sommes amenés à ressembler.

Quel est le regard que Jésus porte sur ma situation, sur mon enfant, sur moi à ce moment-même de désarroi intense ?

J’aime tous les passages dans la Bible qui me parle de Jésus et de son caractère. Elle nous dit entre autres qu’il est doux et humble de cœur (et que nous devons apprendre de lui).

Comment Dieu fait-il avec moi qui suis son enfant ?

A ce moment-là, dans cette réflexion intérieure, il n’a tout à coup plus été question du comportement de ma fille mais de mon comportement à moi !

« Qu’est ce que Jésus ferait à ma place ? »

J’ai réalisé, plus fortement que jamais, que mon enfant était son enfant avant tout. Que cette enfant était la prunelle de ses yeux, qu’il me l’avait confiée pour en prendre soin ! Que ce qu’il attendait de moi envers elle, c‘est que je sois son reflet à Lui !

Est-ce que la colère, qui était la mienne à ce moment-là, était le reflet du caractère de Jésus ? La réponse est évidente : non.

Je ne sais plus ce qui est arrivé quand je suis à nouveau entrée dans ma cuisine… et que j’ai repris contact avec ma fille. Mais je sais qu’à partir de ce moment-là, plus rien n’a été pareil ; je peux même dire que tout a changé ! Dans cette même période, je me suis lancée dans des lectures effrénées et j’ai travaillé pour apprendre et découvrir plus sur tous ces principes de vie et de relation avec mes enfants (communication bienveillante).

Ça ne s’est pas fait en un jour et aujourd’hui je suis encore bien loin d’avoir toujours les bonnes réactions mais la relation que j’ai avec mes enfants est vraie, profonde et fondée sur le respect réciproque.

Je peux dire aujourd’hui que « ma vie a trouvé  son épanouissement dans le repos ». Parce que j’ai trouvé une ligne de conduite, des principes directeurs sûrs, alors mon âme est en repos ; je ne vis pas dans la culpabilité et dans l’échec mais dans la grâce.

Chers parents, soyez encouragés ! A l’école de Jésus, il y a toujours la possibilité de mieux faire et de rétablir des situations chaotiques. Et l’échec d’un jour ne détermine pas ce qu’il adviendra de demain, si nous reconnaissons nos insuffisances avec lucidité et lui demandons à ce qu’Il transforme notre cœur ! Nous ne sommes pas seuls dans la difficile tâche d’élever nos enfants ! Quelle est belle notre espérance !

BF 26.10.17

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